|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
Championnat européen de football 2008
Pays qualifiés |
 |
|
1960

Comme la Coupe du Monde de la FIFA, la Coupe des clubs champions européens et les Jeux olympiques modernes, la première compétition européenne majeure d'équipes nationales a été inventée par un Français : Henri Delaunay, le secrétaire de la Fédération française de football. Il a créé ce projet en 1927, mais il aura fallu attendre l'avènement de l'UEFA en 1954 pour faire sortir ce projet de terre. Mais même à ce moment-là, certaines associations nationales européennes se montraient réticentes, et au moment où le Congrès de l'UEFA donnait son feu vert, en 1957, Delaunay était décédé depuis deux ans. Il est portant loin d'être oublié, et le choix s'est naturellement porté sur lui quand le trophée a été nommé.
Des obstacles surmontés
La France de Delaunay était sélectionnée parmi les demi-finalistes pour organiser la phase finale, mais une série de problèmes manquait de provoquer l'annulation du tournoi dès le départ. Seule une multitude d'inscriptions tardives permettait d'obtenir le nombre minimum d'équipes engagées. Parmi les 16 pays représentés ne figuraient ni l'Italie, ni la RFA, ni l'Angleterre. Le coup d'envoi de la première Coupe d'Europe des nations, créée sur un format de matches aller-retour jusqu'en demi-finale, était donné au Stade Lénine Tsentralni de Moscou le 59 septembre 1958. Ce jour historique, 100 572 spectateurs ont vu Anatoli Ilyin devenir le premier buteur après tout juste quatre minutes de jeu, et l'URSS battait la Hongrie 3-1, avant de se qualifier sur le score cumulé de 4-1.
L'Espagne disqualifiée
En quart de finale, l’Union soviétique avait sa part de chance et profitait de la principale controverse politique de l’histoire du tournoi, lorsque le Général Franco refusait de laisser l'équipe de Gavril Kachalin d'entrer sur le territoire espagnol, offrant par conséquent la victoire aux Russes sur tapis vert. Ces derniers prennent donc sa place aux côtés de trois autres équipes dans la phase finale, à savoir la France, la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie. L'URSS démontrait immédiatement qu'elle n'avait pas usurpé sa qualification en battant les Tchèques 3-0 à Marseille, avec un doublé de Valentin Ivanov. L'équipe de France succombait quant à elle au terme d'un match à suspense perdu 5-4 contre la Yougoslavie, match qui demeure encore à ce jour le plus prolifique en buts de l'histoire du tournoi. Raymond Kopa et Just Fontaine étaient absents pour les Bleus, mais il n'y avait rien à faire face au talent étalé par les Yougoslaves, qui contrastait avec l'attitude défensive de leur adversaire lors de la finale disputée à Paris le 10 juillet 1960.
Ponedelnik buteur décisif
En effet, grâce à son légendaire gardien Lev Yashin, l'URSS n'a laissé les Yougoslaves inscrire qu'un seul but en 90 minutes, sur un tir contré de Milan Galic, malgré leur large domination. Slava Metreveli égalisait et le match s'engageait dans le prolongation, alors que la Yougoslavie commençait à s'essouffler. Victor Ponedelnik marquait de la tête pour offrir à l'Union soviétique son premier (et dernier) trophée. "Il y a des matches et des buts qui sont vraiment à part, un genre de sommet dans la vie sportive d'un joueur", déclarait plus tard Ponedelnik. "Cela a été le plus grand moment de ma vie." Le tournoi allait quant à lui en vivre bien d'autres. |
|
1964

L'Espagne a su combiner l'avantage de jouer à domicile et un bon travail d'équipe pour remporter son unique trophée dans un tournoi majeur en 1964 tandis que la notoriété de la Coupe d'Europe des Nations continuait à grandir.
Plus de participants
Le format restait le même, avec des éliminatoires suivis d'un tournoi final à quatre équipes. Mais l'agitation autour du premier tournoi signifiait que le nombre de participants passait de 17 à 29, avec l'Italie et l'Angleterre parmi les prétendants. L'Angleterre s'inclinait 6-3 face à la France à l'occasion du premier match officiel d'Alf Ramsey à la tête de l'équipe. Après les incidents diplomatiques de 1960, la Grèce refusait de rencontrer l'Albanie avec qui elle était officiellement en guerre. L'Albanie remportait donc le match sur tapis vert.
Les Danois qualifiés
L'Albanie ne saisissait pas cette chance et s'inclinait sur le score de 4-1 face au Danemark en huitièmes de finale. Les Danois obtenaient leur billet pour le tournoi final en éliminant le Luxembourg, invité surprise des quarts de finale, après un match d'appui. L'attaquant Ole Madsen marquait six buts lors des trois matches du Danemark contre le Grand-Duché, qui avait déjà battu les Pays-Bas 2-1 à Rotterdam, leur dernière victoire à l'extérieur face à une équipe européenne jusqu'en 1995.
L'Espagne choisie
Vainqueur de la France, la Hongrie se qualifiait également pour les demi-finales, où elle était rejointe par l'Espagne et l'URSS, tenante du titre. L'Espagne se montrait particulièrement impressionnante face à la République d'Irlande (5-1 et 2-0) au tour précédent. L'Espagne était choisie pour accueillir le tournoi, à condition qu'elle accepte la participation de l'URSS. En 1960, l'Espagne avait été disqualifiée après que le général Franco refuse la permission à son équipe nationale de jouer contre l'URSS. Quatre ans plus tard, les désaccords politiques étaient oubliés et le football reprenait ses droits.
La force soviétique
L'URSS avait à cœur de défendre son titre et battait le Danemark 3-0 à Barcelone grâce à des buts de Valentin Ivanov et Victor Ponedelnik. Dans l'autre demi-finale, l'Espagne s'en remettait à un but inscrit lors de la prolongation par l'attaquant du Real Madrid CF Amancio pour battre la Hongrie 2-1. Avec le milieu de terrain Luis Suárez à la baguette, les Espagnols se qualifiaient pour la finale. Déjà champion d'Europe avec le FC Internazionale Milano, Suárez venait ajouter de l'expérience à la jeune équipe d'Espagne.
Esprit d'équipe
Après seulement six minutes de jeu au stade Santiago Bernabéu, le talentueux n°10 centrait pour Jesús Pereda qui ouvrait le score. Galimzian Khusainov égalisait rapidement, mais Marcellino marquait un second but de la tête à six minutes de la fin. "Les autres équipes d'Espagne dans lesquelles j'ai joué étaient bien meilleures que celle de 1964, mais nous n'avons jamais rien gagné", a déclaré Suárez. "C'était une équipe plus qu'une sélection de grands joueurs.
|
|
1968

Un vent nouveau soufflait sur 1968. Et ce renouveau concernait à la fois le tournoi et l'Italie, pays hôte. Auteur d'une campagne désastreuse à la Coupe du Monde de la FIFA 1966, l'Italie se reformait pour devenir le premier vainqueur du nouveau Championnat d'Europe de l'UEFA.
130 711 spectateurs à Hampden
Cette nouvelle appellation s'accompagnait d'un nouveau format avec la phase à élimination directe remplacée par le système de groupes de qualification toujours en place aujourd'hui. Seuls Malte et l'Islande n'y participaient pas, ce qui signifie que la RFA faisait ses grands débuts, avec un certain Gerd Müller dans es rangs. Malgré l'émergence de ce nouveau joueur, les Allemands terminaient à la deuxième place de leur groupe, derrière la Yougoslavie, qui se qualifiait pour les quarts de finale. Les Championnats britanniques composaient un deuxième groupe, remporté finalement par l'Angleterre. Après une célèbre défaite 3-2 face à l'Ecosse à Wembley, les champions du monde se qualifiaient grâce à un match nul 1-1 face à l'Ecosse devant 130 711 spectateurs à Hampden Park, record d'affluence pour un match du Championnat d'Europe de l'UEFA.
Désastre de 66
Ailleurs, il y a eu des surprises puisque le Portugal d'Eusébio a terminé deuxième derrière la Bulgarie, et les talentueux Belges ont fini juste derrière la France. L'Espagne, champion en titre, n'a pas eu de mal à se qualifier, et rencontrait l'Angleterre en quarts de finale. Les hommes d'Alf Ramsey s'imposaient 1-0 à domicile et 2-1 à Madrid pour s'ouvrir les portes du tournoi finale. La liste des équipes qualifiées pour les demi-finales était complétée par la Yougoslavie et l'URSS, en plus de l'équipe italienne new look de Ferruccio Valcareggi. Copieusement arrosés de tomates pourries après la défaite face à la République démocratique de Corée à la Coupe du Monde 1966, les Italiens étaient déterminés à regagner le respect de leurs fans, d'autant plus que la compétition avait lieu sur le sol transalpin.
A pile ou face
Mais la qualification de l'Italie se jouait à pile ou face puisque la demi-finale face à l'URSS se terminait sur le score de 0-0 après 120 minutes. L'arbitre appliquait le règlement et les Azzurri se qualifiaient pour le prochain tour à Rome face à la Yougoslavie qui pouvait remercier Dragan Dzajic pour son but face à l'Angleterre (1-0). Alan Mullery est devenu le premier joueur anglais à être expulsé dans ce match. Il était donc absent pour le match pour la troisième place remporté par ses coéquipiers.
Profondeur
Le jour de la finale, l'Italie était menée sur un but de Dzajic après 39 minutes, et semblait aller vers une défaite. "Honnêtement, nous ne méritions pas le match nul", reconnaît aujourd'hui le gardien Dino Zoff, mais Angelo Domenghini égalisait à dix minutes de la fin, obligeant les deux équipes à se rencontrer de nouveau deux jours plus tard. Valcareggi appelait Sandro Mazzola et Luigi Riva, et ce dernier ajoutait un deuxième but après l'ouverture du score de Pietro Anastasi. L'Italie battait la Yougoslavie 2-0. "Nous méritions de gagner ce match", ajoute Zoff. "Les souvenirs sont toujours là." |
|
1972

L'Italie, championne d'Europe en titre, a été battue en finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1970, mais elle n'était pas favorite pour défendre son titre européen en 1972. Plus au nord, l'entraîneur de la RFA Helmut Schön était en passe de construire une équipe considérée par beaucoup comme la meilleure équipe allemande de tous les temps.
Un effectif riche
Avec les meilleurs élements des grosses écuries de la Bundesliga, le FC Bayern München et le VfL Borussia Mönchengladbach, Schön disposait d'un effectif de rêve. Franz Beckenbauer reculait d'un cran pour devenir le premier des grands libéros à vocation offensive, l'arrière latéral gauche Paul Breitner et l'attaquant Uli Hoeness étaient d'excellents nouveaux joueurs, tandis que Günter Netzer, avec sa tignasse blonde au milieu du terrain, était rappelé pour son flair et son arrogance.
Müller magique
Devant, "Der Bomber" lui-même : Gerd Müller. Finisseur suprême, il était à l'apogée de sa forme et marquait six buts dans le groupe de qualification. La RFA se qualifiait aisément pour les quarts de finale. Les Allemands retrouvaient les Anglais, et confirmaient leur classe en s'imposant 3-1 à Wembley, première victoire dans le célèbre stade londonien. Müller inscrivait l'un des buts, et un match nul 0-0 au retour offrait un billet à la RFA pour le tournoi final.
Seconds rôles
Les autres demi-finalistes ont seulement réussi à jouer les seconds rôles, et même si l'Union soviétique atteignait les derniers tours de la compétition pour la quatrième fis consécutive grâce à une victoire face à la Yougoslavie en quarts de finale, l'URSS n'était plus l'équipe qu'elle était. La Belgique, pays organisateur, perdait son milieu de terrain Wilfried Van Moer, victime d'une fracture de la jambe face à l'Italie, et la Hongrie, privée de ses anciennes individualités, avait besoin d'un match d'appui pour battre la Roumanie.
La Belgique troisième
Les Belges ne profitaient pas de l'avantage du terrain, comme avaient pu le faire l'Espagne et l'Italie lors des deux éditions précédentes, et leurs rêves s'envolaient à Anvers lorsque Müller marquait par deux fois pour donner une victoire 2-1 à la RFA. La difficile tâche d'arrêter les Allemands revenait alors à l'URSS qui disposait de la Hongrie à Bruxelles grâce à Anatoli Konkov. Avant la finale, la Belgique obtenait la troisième place du podium en se défaisant de la Hongrie sur le score de 2-1.
Superbe victoire
La finale était à sens unique. Netzer et Beckenbauer étaient impériaux au milieu du terrain, et Müller de nouveau buteur à deux reprises. Herbert Wimmer inscrivait un troisième but et les Allemands s'imposaient sur le score retentissant de 3-0. C'est toujours le plus gros score d'une finale du Championnat d'Europe de l'UEFA. "Tout a bien fonctionné", a indiqué Müller. "Nous étions en harmonie. On se comprenait très bien. C'était également le cas sur le terrain. On ne peut rien demander de plus." Les bases du succès de la RFA en Coupe du Monde de la FIFA deux ans plus tard étaient posées. |
|
1976

Un penalty d'Antonín Panenka et le Championnat d'Europe de l'UEFA allait changer pour toujours. Grâce à ce coup de patte magique, le milieu de terrain tchècoslovaque offrait le titre 1976 à son pays et faisait passer la compétition à un autre niveau aux yeux du public.
Superbe tournoi
Ce geste plein d'ambition venait ponctuer un superbe tournoi, servi par quatre excellentes équipes dont les confrontations ont été quelque peu éclipsées par ce coup de patte immortel. Les Yougoslaves, en pays organisateur, accueillaient la Tchécoslovaquie, les Pays-Bas de Johan Cruyff et les tenants du titre et champions du monde, la RFA, lors d'une grande fête du football organisée pour la première fois en Europe de l'est.
Mauvais départ
Sur ces quatre équipes, les Tchècoslovaques étaient de loin ceux qui avaient le moins de chances de remporter le trophée Henri Delaunay. Entraînée par Václav Ježek et puisant sa force dans le travail et l'esprit d'équipe, la Tchécoslovaquie débutait sa campagne par une défaite 3-0 face à l'Angleterre à Wembley. Personne ne pensait qu'il s'agissait du premier match des futurs champions, mais une victoire 2-1 sur les hommes de Don Revie à Bratislava permettait aux Tchècoslovaques de se qualifier dans le Groupe 1.
Des Néerlandais déchaînés
Le Pays de Galles faisait mieux que son voisin anglais en remportant le Groupe 2 grâce à des joueurs comme John Toshack et Leighton James. Leur campagne était cependant stoppée par la Yougoslavie en quarts de finale. La Tchécoslovaquie endossait alors le costume d'outsider après sa victoire sur l'Union soviétique d'Oleh Blokhin. Ailleurs, des Néerlandais déchaînés atomisaient la défense belge (7-1), tandis que la RFA se défaisait confortablement de l'Espagne pour compléter les demi-finales.
Bons débuts
Gerd Müller n'était plus là pour effrayer les défenses, mais son homonyme Dieter prenait sa place pour marquer un triplé décisif lors de ses débuts à Belgrade. La RFA remontait deux buts pour s'imposer 4-2 face à la Yougoslavie après prolongation. Il fallait également s'en remettre à la prolongation à Zagreb, où Johan Neeskens et Wim van Hanegem étaient tous deux expulsés lors de la défaite 3-1 face à la Tchécoslovaquie. Les Néerlandais voyaient leurs chances de se venger de la finale perdue contre la RFA en Coupe du Monde de la FIFA 1974 s'envoler.
La Panenka est née
Les hommes d'Helmut Schön étaient les favoris pour cette finale. Les Tchécoslovaques n'avaient pas perdu depuis 20 matches et cette défaite à Wembley, et menaient rapidement 2-0 face aux Allemands, qui répondaient par Müller et Bernd Hölzenbein à la dernière minute. Aucun but n'était marqué lors de la prolongation et la séance des tirs au but faisait sa première apparition dans un tournoi majeur. Sept penalties réussis plus tard, Uli Hoeness tirait au-dessus. Panenka réalisait un geste jusqu'alors inconnu, attendant le plongeon de Sepp Maier avant d'envoyer le ballon au centre du but d'une petite pichenette. "Si j'avais pu le breveter, je l'aurais fait", a-t-il un jour ironisé.
|
|
1980

Le succès du Championnat d'Europe de l'UEFA 1976 a incité l'UEFA à élargir la phase finale. C'est ainsi que le nombre de participants a été doublé pour cette nouvelle édition organisée en Italie pour la deuxième fois.
Rossi absent
Avec huit équipes en compétition au lieu de quatre, les participants étaient divisés en deux groupes. Les vainqueurs de ces deux groupes se qualifiaient directement pour la finale. Autre changement de procédure, l'une de ces places revenait automatiquement à l'équipe de Vincenzo Bearzot, pays organisateur. Mais sans son attaquant Paolo Rossi, suspendu, l'Italie n'avait pas la tâche facile, dans un groupe comptant également l'Angleterre, la Belgique et l'Espagne.
La Belgique invité surprise
Si on n'attendait pas beaucoup de l'Espagne, l'Angleterre avait survolé ses éliminatoires et pouvait compter sur son attaquant Kevin Keegan, footballeur européen de l'année en 1978 et 1979. Le joueur de l'Hamburger SV ne trouvait cependant pas le chemin des filets, et après un match nul 1-1 face à la Belgique, les ambitions de l'Angleterre s'envolaient en fumée à la suite d'une défaite 1-0 face à l'Italie. Les Transalpins avaient ouvert le tournoi par un match nul 0-0 face à l'Espagne, et étaient éliminés après un nouveau 0-0 face à la Belgique, qui se qualifiait pour sa première finale d'un tournoi majeur grâce à une belle équipe menée de main de maître par Guy Thys.
La classe de Schuster
Dans l'autre moitié de tableau, la RFA arrivait en Italie avec une équipe revitalisée menée par Karl-Heinz Rummenigge et le jeune Bernd Schuster, 20 ans. Meneur de jeu dans le moule de Günter Netzer, Schuster avait peu de joueurs à son niveau à cette époque. "Je ne pense pas avoir déjà vu un joueur aussi parfait", s'était enthousiasmé son coéquipier Horst Hrubesch. "Bernd était le talent de l'équipe. C'est lui qui faisait le lien entre tous."
Défaite des Néerlandais
Les Allemands commençaient par prendre leur revanche sur la Tchécoslovaquie qui les avait battus en finale de l'édition 1976. L'Allemagne obtenait son billet pour la finale lors d'un succès 3-2 face aux Pays-Bas. Deux buts inscrits en fin de match par les Néerlandais étaient tout près d'annuler le triplé de Klaus Allofs, mais les hommes de Jupp Derwall tenaient bon avant de faire match nul 0-0 avec la Grèce.
Les Tchèques troisièmes
Ce nouveau format ne prévoyant pas de demi-finales, Italiens et Tchèques se disputaient la troisième place. Les tenants du titre s'imposaient aux tirs au but après un match nul 1-1 décevant. C'est la dernière fois que le match pour la troisième place se tenait.
Hrubesch en héros
Heureusement, la finale offrait un bien meilleur spectacle. Les Allemands prenaient l'avantage grâce à Hrubesch après 10 minutes. En seconde période, le pressing des Belges était récompensé par un penalty que René Vandereycken transformait. Mais comme en 1976, l'Allemagne marquait à nouveau en fin de rencontre. Hrubesch, qui n'était dans l'équipe qu'à cause de la blessure de Klaus Fischer, était le héros. Il marquait de la tête sur un corner de Rummenigge et offrait à son pays un nouveau titre de champion d'Europe. |
|
1984

Deux semaines de superbe football ont fait du Championnat d'Europe de l'UEFA 1984 le meilleur tournoi jamais organisé à cette époque, et ce sont les hôtes qui ont fait preuve du plus grand talent.
Carré magique
La France avait brillé sur la route des demi-finales de la Coupe du Monde de la FIFA 1982, et deux ans plus tard, les hommes de Michel Hidalgo semblaient être encore mieux préparés. Le nouveau gardien Joël Bats venait ajouter toute sa classe entre les poteaux, tandis que Luis Fernandez faisait parler son autorité au milieu du terrain, rejoignant ainsi Michel Platini, Alain Giresse et Jean Tigana pour former un magique Carré.
Platini au sommet de son art
Il ne pouvait y avoir de meilleur milieu de terrain à cette époque, et Platini, en particulier, était étincelant. Elégant, intelligent, rusé et toujours là dans les grandes occasions, la star de la Juventus a également été buteur. Il débutait le tournoi avec le titre de meilleur buteur de Serie A depuis deux saisons, et ses buts étaient d'une importance considérable dans une équipe à la recherche d'un buteur régulier depuis Just Fontaine.
Les progrès des Danois
Platini marquait l'unique but du succès 1-0 face au Danemark en match d'ouverture, puis il réalisait deux triplés, face à la Belgique (5-0), et face à la Yougoslavie (3-2). Les Bleus remportaient ainsi le Groupe 1. Derrière eux, le Danemark terminait à la deuxième place, et avec le retour des demi-finales après une courte absence en 1980, une belle équipe danoise composée de joueurs comme Preben Elkjær, Morten et Jesper Olsen pouvait se réjouir de disputer une demi-finale à Lyon.
Un match épique
Les Danois étaient opposés au vainqueur du Groupe 2, l'Espagne, qui avait fait match nul 1-1 face à la Roumanie et au Portugal, avant qu'Antonio Maceda Frances ne donne la victoire aux Espagnols face à la RFA. Les Allemands étaient ainsi éliminés et la deuxième place revenait au Portugal qui affrontait la France en demi-finale à Marseille. L'Espagne se qualifiait pour la finale en battant le Danemark aux tirs au but, mais cet EURO appartenait à la France et à Platini. Au cours d'une demi-finale épique, Jordão envoyait le Portugal en prolongation et donnait l'avantage 2-1 à son équipe après 98 minutes. Cependant, les Bleus refusaient d'abdiquer et égalisaient par l'intermédiaire de Jean-François Domergue. Puis Tigana trouvait Platini qui inscrivait le but de la victoire à une minute de la fin.
"Une joie immense"
Si les attentes de tout un pays semblaient crisper les Français lors de la première mi-temps de la finale au Parc des Princes, c'est encore Platini qui était décisif. Il marquait à la 57e minute sur un coup franc qui passait sous le corps de Luis Arconada le gardien espagnol. Platini inscrivait ainsi son neuvième but en cinq matches. Yvon Le Roux était expulsé pour la France, mais Bruno Bellone marquait un deuxième but en fin de rencontre pour offrir son premier grand trophée à la France (2-0). "Devenir champions d'Europe fut une joie immense", a expliqué Platini. "Le faire devant notre public a été la cerise sur le gâteau." |
|
1988

Après une élimination douloureuse en 1984, la RFA accueillait enfin le Championnat d'Europe de l'UEFA en 1988, et tenait à réaliser un meilleur tournoi que quatre ans auparavant.
La RFA en force
Franz Beckenbauer était à la tête de l'équipe, et nombreux sont ceux qui pensaient que son équipe allait tout écraser sur son passage après avoir atteint une deuxième finale de Coupe du Monde de la FIFA consécutive deux ans auparavant. La RFA semblait encore plus forte, avec des jeunes joueurs comme Jürgen Klinsmann, Jürgen Kohler et Thomas Berthold, en plus de Rudi Völler qui affichait de nouveau une très belle forme.
Des Italiens prometteurs
La France, pourtant tenante du titre, n'était pas parvenue à se qualifier, et l'Italie semblait être la seule équipe capable de venir gêner l'Allemagne. C'est exactement ce que la jeune génération italienne des Paolo Maldini et Gianluca Vialli parvenait à faire lors du premier match du Groupe 1. Ces deux équipes visant le titre se quittaient sur un match nul 1-1 avant de battre le Danemark et l'Espagne. Mais une meilleure différence de buts plaçait l'Allemagne devant l'Italie.
De bons Irlandais
Le Groupe 2 incluait une équipe d'Angleterre impressionnante lors des éliminatoires, mais les Anglais débutaient mal la compétition, défaits 1-0 par la République d'Irlande de Jack Charlton. En fin de compte, ces deux équipes étaient devancées par l'Union soviétique et les Pays-Bas qui se qualifiaient pour les demi-finales. Les Irlandais passaient cependant tout près de la qualification face aux Pays-Bas qui s'imposaient à huit minutes de la fin.
Un trio de talent
C'est une frappe détournée de Wim Kieft qui faisait la différence lors de ce match, mais les vraies stars de l'équipe de Rinus Michels étaient le trio de l'AC Milan Frank Rijkaard, Ruud Gullit et Marco van Basten. Encore sur le banc lors de la défaite 1-0 face à l'URSS en phase de groupes, Van Basten était particulièrement inspiré lors des autres matches des Néerlandais, inscrivant même un triplé face à l'Angleterre (3-1).
Sensation à Hambourg
Les Soviétiques s'imposaient sur le même score face aux Anglais, puis enfonçaient les Italiens en demi-finale (2-0) grâce au buteur Oleg Protassov. Mais la vraie sensation du tournoi se produisait à Hambourg, où les Pays-Bas battaient le voisin allemand pour la première fois depuis 32 ans, malgré l'ouverture du score de Lothar Matthäus sur penalty. Ronald Koeman égalisait sur penalty et Van Basten convertissait une dernière occasion pour venger la défaite en finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1974 et qualifier son pays pour la finale face à l'URSS.
Chef d'œuvre
Près de 60 % de la population des Pays-Bas assistait à la victoire de leurs héros en finale, là où les rois du football total des années 70 avaient échoué. Facilement reconnaissable grâce à ses dreadlocks, Gullit ouvrait le score de la tête avant qu'un véritable chef d'œuvre ne vienne sceller le score. Sur un centre d'Arnold Mühren, Van Basten, dans un angle impossible, marquait d'une magistrale volée acrobatique qui trompait le gardien Rinat Dasaev au second poteau. Hans van Breukelen stoppait ensuite un penalty, et c'est ainsi que ce fabuleux deuxième but restera toujours dans les mémoires. |
|
1992

Sorti de la compétition en éliminatoires, le Denmark a été repêché à la dernière heure pour remplacer la Yougoslavie en guerre. C'est ainsi que les Danois sont devenus champions d'Europe en Suède.
Tant pis pour la cuisine
"Je devais poser une nouvelle cuisine chez moi mais nous avons été appelés pour aller jouer en Suède." Sans détour le sélectionneur danois Richard Møller-Nielsen racontait, peu après le triomphe, comment l'aventure avait commencé. "Maintenant, la cuisine est terminé. Nous avons dû faire appel à un décorateur." Le Danemark avait alors deux semaines pour préparer sa phase finale.
Laudrup absent
De plus, le meneur de jeu star Michael Laudrup était absent. Il n'était donc guère surprenant que le premier match soit un nul 0-0 contre l'Angleterre et que le deuxième soit une défaite 1-0 devant la Suède de Tomas Brolin et Martin Dahlin. La France entraînée par Michel Platini allait faire la première les frais de cet invité surprise en s'inclinant 2-1 dans le Groupe 1. Le Danemark se qualifiait pour les demi-finales avec la Suède.
Bergkamp fait la différence
La géopolitique avait influé sur le Groupe 1. Elle se faisait aussi sentir dans le Groupe 2. L'Allemagne arrivait pour la première fois avec un équipe réunifiée et l'URSS s'appelait désormais Communauté des Etats indépendants (CEI). Le Groupe était remporté par les Pays-Bas, détenteurs du titre. Un jeune prodige du nom de Dennis Bergkamp faisait la différence contre la CEI et marquait encore lors de la victoire 3-1 contre l'Allemagne, qui prenait la deuxième place du groupe.
Schmeichel sauve
Bergkamp levait encore les bras en demi-finale, mais Henrik Larsen le faisait une fois de plus que lui en faveur du Danemark L'égalisation signée Frank Rijkaard en fin de match signifiait la prolongation puis les tirs au but. Un exercice dans lequel Peter Schmeichel stoppait la tentative de Marco van Basten, le héros de 1988. La "Danish Dynamite" était amorcée pour la finale.
La gloire à Göteborg
Les joueurs de Møller-Nielsen affrontaient alors l'Allemagne de Berti Vogts à Göteborg, après que Karlheinz Riedle eut fait pleurer le pays organisateur (3-2). John Jensen marquait le premier but de la finale après 18 minutes. Kim Vilfort mettait un point final à cette histoire extraordinaire en seconde période alors que Schmeichel se montrait une nouvelle fois providentiel. |
|
1996

Quel pays était plus approprié pour le plus important Championnat d'Europe que celui qui vit la naissance du football ? Seize équipes convergeaient vers l'Angleterre. Mais l'Allemagne seule en repartait avec le trophée.
Question anglaise
Comme pour la Coupe du Monde, l'Angleterre espérait marquer l'Histoire récente en gagnant la compétition à domicile. Pour cette mission, l'Association anglaise de football choisit le sélectionneur Terry Venables, qui bâtit un record d'invincibilité en matches européens. Plusieurs nouveaux talents sont sélectionnés (Darren Anderton, Steve McManaman, Jamie Redknapp, et les frères Neville, Phil et Gary) mais l'équipe dépend toujours trop de Paul Gascoigne en milieu de terrain et les buts d'Alan Shearer se faisaient rares.
Réussite néerlandaise
La déception issue du nul inaugural face à la Suisse (1-1) était atténuée par la réussite du buteur du Blackburn Rovers FC. Shearer doublait sa mise personnelle face à l'Ecosse, et Gascoigne marquait aussi (2-0). Le meilleur était à venir : Shearer et Teddy Sheringham marquaient des doublés pour une victoire 4-1 sur les Pays-Bas que le but de Patrick Kluivert qualifiait aux dépens de l'Ecosse.
Matches serrés
L'Italie, ainsi que les tenants du titre danois, avaient moins de chance. Ils s'inclinaient avant le but en or, qui faisait son apparition. Révélation de la République tchèque, Karel Poborský marquait un lob sublime pour battre le Portugal. C'était l'une des rares grandes envolées. Le but de la victoire de Matthias Sammer pour l'Allemagne, face à la Croatie était éclipsé par le jeu dur. L'Angleterre et la France avaient recours aux tirs au but pour battre l'Espagne et le Pays-Bas respectivement.
Eliminés aux tirs au but
Ils étaient eux aussi battus lors de cette cruel épilogue. Les Bleus après 120 minutes sans but contre les Tchèques qui retrouvaient la finale pour la première fois depuis la fameuse Panenka. Dans l'autre demi-finale, Shearer marquait pour les Anglais mais Stefan Kuntz lui répondait. Gascoigne passait près du but en or mais Gareth Southgate s'ajoutait à la liste des sujets de sa Gracieuse Majesté éconduits aux tirs au but.
Bierhoff le héros
76 000 spectateurs assistaient à la finale dans l'ancien Wembley pour voir l'Allemagne remporter son cinquième trophée européen. Quatre ans après la surprise danoise, Patrik Berger montraient que les outsiders pouvaient prendre l'avantage. Le sélectionneur allemand Berti Vogts lançait alors Oliver Bierhoff et, après avoir égalisé de la tête, il marquait le but en or après quatre minutes dans la prolongation.
|
|
2000

Alors que la plupart des nations se contenteraient largement d'avoir un très grand joueur tous les 20 ans, la France a eu la chance de pouvoir compter sur Michel Platini puis Zinédine Zidane. Tous deux ont remporté le titre européen. "Zizou" l'a fait en 2000, ajoutant un deuxième trophée majeur à celui gagné deux ans plus tôt.
Beaux vainqueurs
On peut organiser l'EURO à deux, comme le firent cette année-là la Belgique et les Pays-Bas, mais il n'y a qu'un seul vainqueur. La France était encore menée 1-0 dans les arrêts de jeu lorsque le remplaçant Sylvain Wiltord envoya un tir tendu sous Francesco Toldo, forçant ainsi la porte de la prolongation. Le tournoi atteint ensuite son apogée, après 13 minutes dans la première période, lorsque les deux autres remplaçants français offrirent la coupe à toute la France. Un débordement plein de classe de Robert Pires permit à David Trezeguet d'inscrire le but décisif d'une superbe reprise de volée du gauche. C'est la deuxième fois que la France l'emporte dans ce tournoi par le biais du but en or. C'était la deuxième fois qu'une finale se terminait de cette manière.
Le brio de Zidane
Dans le contexte du match, la défaite est cruelle pour les Italiens. Ceux-ci prirent l'avantage dès le début de la seconde mi-temps par l'intermédiaire de Marco Delvecchio. La défense italienne résista ensuite aux assauts des attaquants français, Alessandro Del Piero se payant même le luxe de gâcher deux caviars avant le but de Wiltord. Sur l'ensemble du tournoi cependant, la France mérite cette victoire. Zinédine Zidane a éclaboussé le tournoi de sa classe alors qu'à l'avant la vitesse et la puissance de Thierry Henry donnaient une nouvelle dimension à l'équipe championne du monde. Cette finale fut digne du tournoi marqué par les buts et le beau football, 85 buts en 31 matches. Ce fut une belle aventure.
"Fabriqué au paradis"
Elle fut dominée par Zidane. Handicapé par un accident de la route en 1996, le milieu de terrain de la Juventus était à son meilleur niveau au Plat Pays. Son coup franc contre l'Espagne était suivi d'un penalty en or après 117 minutes. "Je suis certain qu'il y a dans sa tête quelque part imprime : 'Fabriqué au paradis'", commentait le directeur technique de l'UEFA Andy Roxburgh. "Il a quelque chose de divin."
Raul en échec
Raúl González semblait lui très humain en ratait un penalty dans le même match. Auparavant l'Espagne se qualifiait sur le fil en s'imposant 4-3 contre la Yougoslavie, après avoir été menée 3-2 dans le Groupe C. Le Portugal se signalait aussi en phase de groupes en battant l'Angleterre après avoir été mené 2-0. Les Anglais, comme les Allemands, manquaient la qualification.
Désarroi néerlandais
La Belgique ne passait pas l'écueil du premier tour mais l'autre organisateur n'allait par au bout. Après avoir écrasé la Yougoslavie 6-1 en quart, les Pays-Bas tombaient à 10 contre l'Italie après avoir raté deux penalties dans le temps réglementaire et trois dans les tirs au but après un nul 0-0. L'Italie s'avançait pour la première fois en finale depuis 1968 mais elle n'allait pas répéter son triomphe d'alors. |
|
2004

Avant le début de l'UEFA EURO 2004™, tout le monde se demandait quelle superstar et quelle équipe allait remporter la bataille pour le titre européen. Au final, un groupe de joueurs totalement méconnus triomphaient pour l'une des plus grandes surprises du football européen.
L'outsider grec
Les Grecs comptaient parmi les outsiders avant la compétition. Peu de gens avaient toutefois remarqué leur tour de qualification de plus en plus impressionnant, au cours duquel ils perdaient leurs deux premiers matches, mais remportaient les six suivants, ne concédant aucun but au cours de cette excellente série. Au cours d'un splendide festival d'un mois de football en plein été portugais, l'équipe grecque, un ensemble solide et efficace qui jouait sur ses forces, battait les autres équipes les unes après les autres et méritait entièrement son titre. Cette formation était dirigée par Otto Rehhagel, un Allemand à la solide expérience en club, en particulier au Werder Bremen et au FC Bayern München dans son pays d'origine.
La discipline de Rehhagel
L'astucieux Rehhagel obtenait la victoire en soudant son groupe et en le dirigeant par une discipline de fer qui décontenançait et faisait chuter tous ses adversaires. Lors du match d'ouverture à Porto, la Grèce assommait les fervents supporteurs locaux en battant le Portugal, pays organisateur (2-1). En quarts de finale, le tenant du titre français était incapable de faire face à la détermination grecque et concédait la défaite (1-0). Les demi-finales marquaient l'élimination de la République tchèque, considérée comme la favorite après plusieurs bons matches. Ce match se soldait sur un but en argent grec inscrit en prolongation alors que Pavel Nedved, le meneur de jeu tchèque avait quitté le terrain, blessé, en première période.
Victoire finale
La finale, à Lisbonne, était âprement disputée. Le Portugal, dirigé par le Brésilien Luiz Felipe Scolari, s'était relevé de la désillusion initiale, et était désireux de faire vivre un final mémorable à ses fans. Mais les Grecs avaient d'autres desseins. Comme dans les premiers matches, une défense ultra rigoureuse dirigée par le solide défenseur Traianos Dellas, un milieu de terrain combatif mené par le futur meilleur joueur du tournoi Theodoris Zagorakis et un attaquant opportuniste de la trempe d'Angelos Charisteas contrecarraient les plans du Portugal. Une simple tête de Charisteas sur corner à l'heure de jeu donnait à la Grèce la victoire qu'elle espérait dans ses rêves les plus fous.
Les grands au tapis
Quant aux grandes équipes, leur compétition était marquée par des déceptions et une fatigue extrême après une longue saison. Zinédine Zidane et la France, malgré un retour victorieux haletant contre l'Angleterre, ne retrouvaient jamais leur lustre d'antan. L'Angleterre et David Beckham promettaient beaucoup, notamment avec leur brillant jeune attaquant Wayne Rooney, mais sombraient face au Portugal au cours d'une terrible séance de tirs au but en quarts de finale, après que Rooney se fut cassé le pied alors que l'Angleterre menait 1-0. L'Espagne ne parvenait pas à passer la vitesse supérieure, et les Pays-Bas pliaient contre le Portugal en demi-finales. L'étonnant succès de la Grèce donne un exemple au reste du continent : avec un travail acharné, de la confiance, le soupçon de chance nécessaire, et un indéfectible esprit d'équipe, tout est possible. |
|
| |
|
|
|
|